Les Bourses s’effondrent dans le monde entier ? L’immobilier n’est plus ce qu’il était ? Qu’importe ! Une vraie valeur refuge s’impose : l’art. En témoigne la vente sensationnelle des œuvres de Hirst réalisée par Sotheby’s les 15 et 16 septembre.
Nous l’avions annoncé il y a peu : l’art ne connaît pas la crise. L’effondrement des banques américaines et ses conséquences mondiales, la stagnation et la baisse des marchés financiers et immobiliers laissent de marbre un marché de l’art qui affiche une santé insolente. La vente de plus 220 œuvres de Damien Hirst vient à nouveau de le prouver. Cet artiste anglais, né à Bristol, moins connu que Jeff Koons, a toujours été adulé des collectionneurs. Soutenu par de grands galeristes, comme Larry Gagozian, il est très vite devenu l’un des artistes les plus chers du monde. Mais cette fois, il avait décidé de court-circuiter les galeristes pour vendre ses œuvres avec l’aide de Sotheby’s. Les Cassandre annonçaient une catastrophe, tant d’œuvres d’un même artiste ne pouvant en deux jours trouver preneurs. Eh bien non ! Les ventes du 15 et 16 septembre dernier sont un triomphe retentissant. Les collectionneurs du monde entier, à l’exception des Américains touchés de plein fouet par la faillite de Lehman Brothers, se sont précipités. Plus de 90 % des 223 lots ont été adjugés pour un montant total de 139 millions d’euros. Il est vrai que le catalogue présentait des œuvres emblématiques de cet artiste dont un veau d’or, hommage à l’Egypte antique, vendu 13 millions d’euros mais aussi ses fameux tableaux papillons comparables à des kaléidoscopes ou à des vitraux de cathédrales gothiques dont les prix se sont échelonnés entre 40 000 euros et plus d’1 million d’euros. Alors, nous n’hésitons pas à nous répéter : l’art est plus que jamais une valeur refuge. A condition de choisir les bons artistes.
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Dernière opinion transmise par peremichel,
le 28/03/2010 17:52:00


Réonse à JKLplume effectivement c'est cher mais dans cette vente il y avait de tout. De 13 millions d'euros pour un veau d'or à 35 000 euros pour un de ces fameux tableaux papillon. Et 30 000 euros c'est le prix d'une belle voiture qui va vite perdre sa valeur. il suffit juste de faire le bon choix.
excellent article sur un artiste qui mérite ce succès
Le journaliste aurait pu ajouter une ultime condition : avoir de gros moyens financiers. Car pour 200 lots, vendus pour un total de 139 millions d'euros, cela fait tout de même près de 700 000 euros l'oeuvre. Diversification, vous dîtes ?